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mercredi 15 février 2017

Ce sont nos élèves que la police agresse

Au-delà de l’agression de Théo par ces quatre policiers, c’est la violence quotidienne de la police qui est dénoncée au travers de toutes les manifestations de ces derniers jours. Cet événement est un rappel pour tous ceux qui vivent dans un quartier populaire, que les jeunes, nos élèves, nos enfants, issus ou pas de l’immigration, sont en danger. Non pas du fait d’une guerre, non pas du fait des délinquants, mais du fait de la police. Parce que les jeunes des quartiers populaires sont systématiquement contrôlés, fouillés, stigmatisés par les pouvoirs publics.
LA CGT éduc’action 93 dénonce un état qui est de plus en plus sécuritaire. De Zied et Bouna morts en 2005 à Clichy-sous-Bois, des arrestations arbitraires lors de la loi travail jusqu’à aujourd’hui, la police est constamment dédouanée de ses actes.
Il ne s’agit pas d’une bavure mais bien d’un système de gestion de la misère. L’agression de Théo montre encore une fois, que la police a tous les droits face à la justice. Certes la justice ne s’est pas encore prononcée, mais à la lecture des premiers propos du parquet, à l’expérience des différentes affaires de violence policière, nous ne pouvons que nous inquiéter de l’issue de cette affaire.

Nous, enseignantEs, sommes concernéEs par ce qui vient de se passer. Ce sont les élèves, qui, au quotidien, subissent des contrôles au faciès et des humiliations de la part de la police. Non pas pour une implication dans un trafic quelconque, mais juste du fait de leur physique, de leur coupe de cheveux ou de leur lieu d’habitation. Et c’est à ces mêmes jeunes que l’on demande de rester calme, de respecter la police, de manifester sans désordre, de prouver leur « citoyenneté » et le respect de la république. Cette république qui les insultent, qui les maltraite et les agresse au quotidien, à l’école et dans la rue. Cette république qui maltraite et dénigre leur famille. De cette république qui ne punit jamais ses représentants quand ceux-ci se comportent en dehors du respect humain et du droit.

JUSTICE POUR THEO
JUSTICE POUR ZIED ET BOUNA
JUSTICE POUR TOUTES LES VICTILMES D’AGRESSIONS ET DE CRIMES POLICIERS