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lundi 2 janvier 2017

Permutations nationales du 1er degré : l’analyse de la CGT

Le mouvement interdéparte-mental 2016, malgré un léger sursaut, a été une nouvelle fois d’un niveau de satisfac-tion catastrophique pour les collègues.
Environ une demande sur quatre a connu une réponse favorable. Si ce chiffre est déjà très faible, il est, comme pour les chiffres du chômage, en deçà de la réalité. En effet, combien de collègues, découragé-es par les faibles pos-sibilités de muter, renoncent à formuler des vœux ? Ce sont ain-si les collègues en situation fami-liale non prioritaire qui sont les premier-ères touché-es.
Si le MEN a décidé depuis deux ans de redonner du sens à la question de la priorité légale, se-lon l’article 60 du code de la Fonction publique, en attribuant un nombre de points conséquent, le système impose toujours aux personnels d’être mariés ou pac-sés pour voir leur couple officiel-lement exister. On force ainsi les agent-es à entrer dans un moule administratif. De même, alors que les situations sociales et fa-miliales évoluent, leur prise en compte ne sont toujours pas à l’ordre du jour. Ainsi, les col-lègues, ayant la garde alternée de leurs enfants et travaillant loin de leur domicile et de celui de leurs enfants, ne sont toujours pas en capacité de faire une de-mande prioritaire et de vivre dans de bonnes conditions.
Tout ceci s’explique malheureu-sement. La politique de gestion des ressources humaines dans l’Éducation nationale n’a pas connu de réelle amélioration de-puis 2012 et ce malgré l’engage-ment du ministre de l’Éducation de l’époque. On a agi à la marge avec la reprise en main des ineats-exeats, on a redonné du sens aux priorités légales, mais on a oublié de supprimer les vé-ritables freins de cette situa-tion. Tout d’abord, il fallait re-cruter massivement pour re-trouver le niveau d’emplois d’avant Sarkozy et redonner ainsi de la souplesse à la mobili-té. Il fallait aussi desserrer les calibrages académiques pour que la gestion des personnels soit prioritaire face à la gestion des coûts…
Il n’y aura pas non plus cette année toute cette souplesse qui permettra aux collègues d’être optimistes en mars à l’heure de la communication des résul-tats…
La CGT Éduc’action, comme elle le fait depuis des années, se bat et sera avec les person-nels pour exiger de meilleures conditions de mobilité, pour que les demandes soient toutes prises en compte et que le niveau de satisfaction soit le meilleur.
En attendant, notre syndicat reste à votre disposition pour les opérations de permutation.