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jeudi 5 février 2015

Bulletin d’informations de la CGT Éduc’action n° 10 (janvier-février 2015)

Panneau syndical Lycée

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Le décret 2014-940 du 20 août 2014, dit décret Hamon, va entrer en vigueur dans son intégralité à la prochaine rentrée. Il entérine la modification de nos obligations de service.
Le ministère a mis en place une "indemnité pour mission particulière" (IMP) censée rétribuer : feu les heures de laboratoires, la ribambelle des coordinations (par discipline, par niveau, par cycle…), les collègues "référents" (culture, décrochage, numérique…).
Cette indemnité est ouverte aux professeurs (y compris des écoles et documentalistes) et CPE. Dans les projets de décrets, son montant annuel est de 1 250 € (légèrement moins que le taux de la 1ère HSA certifié classe normale). Il
peut être fractionné (taux "demi" ou "quart") ou multiplié (taux "double", voire "triple").
Selon quels critères ? Tout cela est renvoyé à l’autonomie des établissements, en fait des chefs d’établissement qui présenteraient en conseil d’administration l’attribution de ces indemnités (après consultation du conseil pédagogique !). Cette répartition se faisant, bien sûr, dans le cadre très contraint de l’enveloppe remise par le rectorat à chaque établissement (au moment de la DHG). On peut donc redouter une mise en concurrence des "heureux" collègues indemnisés qui se verront remettre une lettre de mission (pour servir de hiérarchie intermédiaire et faire passer les réformes en cours).
Ce système indemnitaire va renforcer les inégalités de traitement sans répondre à la question du pouvoir d’achat, au moment même où la rémunération nette de la plupart des fonctionnaires va encore baisser (conséquence d’une nouvelle augmentation du taux de retenue pour pension civile qui passe de 9,14 à 9,54 % en 2015).
La CGT Éduc’action continue d’exiger une hausse des salaires avec une augmentation uniforme de 90 points d’indice et l’ouverture de négociations sur la valeur du point (gelée depuis 2010). Elle a d’ores et déjà exigé un cadrage clair de la répartition de ces indemnités et le ministère s’est engagé à produire une circulaire.
Elle rappelle que ces missions ne peuvent être attribuées que sur la base du volontariat. Si la rémunération est jugée insuffisante, le refus reste totalement légitime.
De plus, le rejet de toutes ces missions en dehors du temps de service est une nouvelle occasion ratée de prendre en compte les propositions de la CGT Éduc’action, en modifiant de manière progressiste le temps de travail des professeurs, en le réduisant et en y intégrant les nécessaires
concertations.
C’est pour l’ensemble de ces raisons que la CGT Éduc’action s’oppose à la création des IMP comme au décret Hamon, contre lequel elle avait voté au Comité Technique Ministériel.