Accueil > Infos action > dans le 93 >

jeudi 12 septembre 2013

Pas de changement sans mobilisation

PDF - 355 ko
Tract LP 19 septembre 2013
PDF - 376.4 ko
Tract CGT 19 septembre 2013

Dans le 93, la situation dans l’éducation nécessite la mise en œuvre d’un véritable plan d’urgence pour donner plus à celles et ceux qui ont le moins. Priorité affichée de la campagne de François Hollande, l’Éducation Nationale se voit dotée, si l’on tient compte des hausses démographiques, de 3 264 postes supplémentaires seulement,
ce qui ne permet même pas de revenir aux conditions de la rentrée 2011 ! Pire encore, sur le département ce sont 58 postes d’assistants éducation qui sont supprimés à cette rentrée !
Un an après l’arrivée de François Hollande au pouvoir, c’est peu dire que ce gouvernement ne met pas en œuvre le « changement » martelé pendant la campagne présidentielle. Au contraire, il aggrave même la situation avec la mise en place de l’Accord National Interprofessionnel (ANI) et une nouvelle contre-réforme des retraites. C’est pourquoi nous devons nous mobiliser pour obtenir le changement, la mise en œuvre d’une autre politique ! Nous devons défendre le droit à l’éducation, et qu’enfin soit véritablement donné plus à celles et ceux qui ont le moins !
Une situation particulièrement dégradée dans le 93 !
Dans les écoles, 1700 élèves supplémentaires sont à scolariser. Les seuils acquis par la lutte de 98 sont donc sur la sellette. Alors que le secrétaire général garantissait en groupe de travail maintenir les seuils, force est de constater que tel n’est pas le cas dans 75 écoles. Dans, de nombreux cas, tenant compte des difficultés locales, l’administration assimilait des écoles à des ZEP. Ces mesures de bienveillance sont finies !
Jusqu’à présent, aucune fermeture n’intervenait si elle faisait dépasser les seuils : Les seuils Seine-Saint-Denis issus de la lutte de 98 sont mis à mal ; ainsi 38 mesures à suivre vers fermeture pour le 1er septembre entraineraient un dépassement des seuils.
Cette dégradation inacceptable des conditions de travail et d’apprentissage se fait dans un contexte fortement dégradé. Chaque jour ce sont entre 200 et 250 classes qui se retrouvent sans professeur. Les suppressions de postes et les affectations des ZIL sur des postes à l’année ne permettent plus d’assurer les remplacements
des collègues.
Dans les collèges, les heures élèves en difficulté ont été largement rognées lors du CTSD de janvier, ainsi les 3/4 ont été rognées. Les quelques heures allouées ne permettent pas d’accueillir correctement les 1 300 élèves de plus ! Des dotations horaires insuffisantes qui conduisent à faire reculer la diversité des enseignements
dans le 93, notamment pour des disciplines comme le grec ou le latin. L’école du socle est de fait l’école du tri social.
Dans les lycées généraux et professionnels, les seuils ne sont plus respectés depuis longtemps et les heures élèves en difficulté obtenues par le mouvement de grève de 1998 ont été grignotées chaque année. Dans les lycées professionnels, les horaires réglementaires ne sont pas respectés en bac pro, le rectorat privant
les élèves et les enseignants du 93 de 2 000 heures de cours soit l’équivalent de 111 emplois temps plein.

Un plan de rattrapage pour le 93 !
La CGT Educ’action revendique une répartition équitable des dotations en moyens et en postes. L’aggravation de la crise économique et la violence des politiques d’austérité entraînent l’augmentation du chômage, de la précarité, et le démantèlement des servi-ces publics. Ces effets sont démultipliés dans notre département.
Nous exigeons une rupture avec les politiques éducatives précédemment menées qui creusaient toujours plus les inégalités. La mise en place d’une politique éducative qui repose sur l’équité impose de donner plus à celles et ceux qui ont le moins !
C’est pourquoi nous revendiquons pour le 93 :
- Le recrutement des personnels à hauteur des besoins et la création de besoins de remplacements (ZIL, TZR) à la hauteur de 10% du nombre d’enseignants.
- L’application de seuils dans le premier degré :
- L’application de seuils de 24 élèves dans les établissements du second degré, 20 élèves en LP, 12 pour les SEGPA et 15 pour les classes d’accueil d’élèves non-francophones.
- L’application des horaires réglementaires en bac pro 3 ans soit près de 2 000 heures en plus sur le département, soit l’équivalent de 111 emplois temps plein.
- Le recrutement massif d’assistants d’éducation, d’assistants pédagogiques, de COP, d’infirmières scolaires et d’assistantes sociales afin d’améliorer l’accompagnement éducatif et pédagogique des élèves.
- Le rétablissement des heures élèves en difficulté obtenues lors de la grève de 1998.
- L’ouverture de nouveaux BTS au sein des lycées professionnels afin d’accompagner au mieux les élèves des LP vers le supérieur.
- La fin des directions uniques, pour des établissements à dimension humaine.

Manifestation jeudi 19 septembre

RDV 10H30 Place Saint-Michel (métro St Michel, ligne 4) En direction du ministère A l’appel des syndicats enseignants du 93 : CGT, CNT, FSU, SUD Des syndicats lycéens FIDL , UNL et la fédération de parents d’élèves FCPE