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Educ’Infos 11
Sommaire du numéro :
- Elections professionnelles 2
- Professeurs stagiaires 3
- Ségrégation sociale, ségrégation scolaire 4
- Leçons de morale 5
- Ecole du socle 5
- CUI 5
- Infos-Carrières 6
- Indemnités CCF 6
- Emploi, salaires et conditions de travail 7
- Journée de grève du 11 octobre 7
- Grèves au Chili 8
Mission rentrée impossible !
La rentrée 2011, comme les rentrées précédentes, s’annonce difficile. Difficile car le compteur des suppressions d’emplois s’emballe à nouveau : aux 50 000 suppressions depuis 2007, s’ajoute une nouvelle saignée de 16 000 emplois. C’est une nouvelle étape dans le démantèlement du service public de l’éducation, une nouvelle réduction drastique des moyens qui risque bien de faire de cette rentrée 2011 une rentrée impossible !
Depuis plusieurs années déjà les personnels de l’éducation « bricolent » face à ces suppressions massives d’emplois, à ces réorganisations pseudo-pédagogiques menées à marche forcée, mais ce nouveau pallier de suppressions de postes risque bien de gripper la machine. Les moyens humains pour cette rentrée sont insuffisants, et l’accueil des élèves ne pourra avoir lieu partout c’est une évidence. Il y a pourtant fort à parier que notre ministre, ancien DRH chez l’Oréal, rompu à l’art de la communication médiatique, se réjouira d’une rentrée réussie raillant le scepticisme des enseignants et des organisations syndicales et vantant la justesse de sa politique.
Déjà en juin dernier notre « bon » ministre construisait un contre-feu médiatique autour des suppressions d’emplois en lançant une coûteuse et caricaturale campagne de publicité pour le recrutement d’une armée de précaires, démontrant ainsi qu’il est publiquement difficile d’assumer la réalité de sa politique. Le nombre d’élèves augmente et les postes diminuent, Sarkozy promet la titularisation des contractuels et la précarité s’accroît… Une chose est sûre c’est que nous avons un gouvernement qui maîtrise l’art du paradoxe !
Bien évidemment, cette politique ne s’arrête pas aux salles des profs. Avant d’enfiler leurs shorts, leurs polos et leurs chaussures bateau, nos parlementaires et ministres nous ont offert une nouvelle garde-robe sociale pour l’été. Rallongement de la durée de cotisations des retraites, nouvelle carte d’identité biométrique avec empreintes et ADN, pacte Euro Plus…
Trois ans après le déclenchement de la crise économique et les milliards d’euros injectés par les Etats pour la sauvegarde du système, nous vivons la deuxième étape de la crise : celle de la dette publique. Cette dette accrue par les mesures de sauvetages et de relances est aujourd’hui la sacro-sainte justification des plans de rigueur menés partout en Europe. Les comptes des Etats sont dans le rouge, et ce ne sont pas les banques, responsables de la crise, qui en paient la facture, mais les salariés du privé comme du public. Les rabots annoncés dans les niches fiscales ne sont que des effets d’annonces, car le gouvernement, défenseur du patronat, refuse de prendre l’argent là où il est, c’est-à-dire dans les caisses des multinationales de la finance et de l’industrie.
Les révolutions des peuples tunisiens et égyptiens exigeant plus de justice sociale et de libertés démocratiques, les mobilisations en Syrie mais aussi plus près de nous et toute comparaison gardée des indignés espagnols sont des facteurs d’espoir pour tous ceux et toutes celles qui ne se résignent pas !
La casse de nos acquis sociaux et le démantèlement des services publics ne sont pas une fatalité, c’est par la lutte que nous les avons gagnés, c’est par la lutte que nous les défendrons ! Seul un mouvement d’ensemble pourra faire reculer le gouvernement Sarkozy-Fillon, mais pour ne pas rester incantatoire nous devons nous organiser à notre échelle bahut par bahut, école par école pour mettre un coup d’arrêt à la casse du service public de l’éducation.
Nous devons démontrer publiquement, par la mobilisation, que la rentrée 2011 ne se passe pas bien. Nous devons tordre le cou à la communication du ministère, montrer la réalité de la politique éducative de Chatel et de sa majorité, et récupérer des moyens humains et matériels ! Il y a urgence !
En particulier dans le 93, où les moyens doivent être plus importants qu’ailleurs. Notre département a des spécificités sociales et économiques qui nécessitent le recrutement massif de personnels formés. Nous devons dire non aux 369 suppressions d’emplois de cette rentrée pour défendre une formation de qualité pour nos élèves. Nous devons, dans le 93 comme ailleurs, mettre également un coup d’arrêt à l’offensive idéologique du gouvernement : dire non à la mise en place du statut ECLAIR, à la banalisation de la précarité, à l’accroissement des prérogatives des chefs d’établissements et à la réforme du statut du directeur d’école… Nous devons faire entendre notre voix, prendre le chemin de la résistance collective face à cette situation.
C’est pourquoi la CGT Educ’action appelle les personnels de l’éducation à participer aux actions prévues durant le mois de septembre, et en particulier à la
Grève nationale dans l’Education le 27 septembre.
TITULAIRES, NON TITULAIRES ET STAGIAIRES,
DU 13 AU 20 OCTOBRE 2011, VOTEZ ET FAITES VOTER CGT |
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