Accueil > Actualités > dans l’éducation >

vendredi 16 octobre 2009

Equipes mobiles de sécurité : élèves sous surveillance

La dérive sécuritaire touche désormais de plein fouet l’Education nationale. Les ministres de l’Intérieur et de l’Education nationale marchent main dans la main et affirment qu’il faut « sanctuariser » l’école.
Pour cela, une solution simple : une présence policière à tout-va autour des établissements et la mise en place des équipes mobiles de sécurité.
Ces équipes mixtes (enseignants, CPE, policiers, agents contractuels pouvant être recrutés parmi les « jeunes retraités dynamiques des métiers de la sécurité ») sont chargées d’intervenir en cas de problèmes dans un établissement mais sont aussi présentes en poste (en caserne ?) dans un établissement pour y faire régner l’ordre (« assurer la sécurité des personnes et des biens » en langage officiel).

Quelles sont les qualités requises pour faire partie de ces équipes mobiles de sécurité ?
La fiche de poste de l’académie de Créteil est éclairante à ce sujet. Parmi les activités du poste, on trouve entre autres « présence physique imposante et forte visibilité ». Quant aux spécificités, on demande des « aptitudes physiques et sportives (ex : pratique des arts martiaux) avérées ». Voilà quelques-unes des qualités requises pour assurer la sécurité dans les établissements…

L’école n’est pas un supermarché. Nous ne voulons pas de vigiles à la sortie, de portails de détection ou de patrouilles dans les couloirs.

Pour la CGT Educ’action, l’école est un lieu de vie, de partage et d’échange, de transmission des savoirs qui n’est pas en dehors des lois. Quand il y a des violences caractérisées il y a des dispositifs déjà prévus à cet effet.
C’est l’absence et non l’échec des politiques de prévention qu’il faut dénoncer. Où sont les moyens humains en enseignants en nombre pour des classes à effectif réduit, les CPE et les personnels de vie scolaire, les assistantes sociales et les infirmières, les agents ? Ce sont des professionnels formés à la médiation capables de s’organiser pour offrir des conditions d’étude, de travail décentes et de réussite aux élèves et aux personnels afin de réduire durablement les tensions.

Ce sont ces mêmes conditions qui ont été mises à mal par le gouvernement via la suppression de milliers de postes d’adultes dans les collèges et lycées. Ce sont ces conditions encore qui sont passées sous silence. Dans leur déclaration, Hortefeux et Chatel, pompiers pyromanes, préfèrent faire jouer leurs muscles plutôt que de se pencher réellement sur les causes de la violence scolaire et les injustices sociales…

Appel du Conseil National de l’Union
Batz-sur-Mer, le 16 octobre 2009

Sur ce sujet, lire également la prise de position au lycée Aubrac de Pantin

Agenda

septembre 2014 :

Rien pour ce mois

août 2014 | octobre 2014

6 octobre 2014

Commission executive